septembre 28, 2007 par danidepraha
Des rires frénétiques, des cris de volupté, des râles extatiques,
de longs soupirs mourants, des sanglots et des pleurs :
idolo del mio cuor, anima mia, mon ange, ma vie,
et tous les mots de ce langage étrange que l’amour délirant invente
en ses fureurs, voilà ce qu’on entend.
l’alcôve est au pillage, le lit tremble et se plaint, le plaisir devient rage ;
ce ne sont que baisers et mouvements lascifs ;
les bras autour des corps se crispent et se tordent, l’oeil s’allume,
les dents s’entrechoquent et mordent, les seins bondissent convulsifs.
Théophile Gautier (1811-1872)
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septembre 28, 2007 par danidepraha
… Je me suis souvent assise seule à l’écart avec une âme pleine d’amour et les genoux tremblants de volupté… Je fais encore dix lieues à pied, et en me jetant le soir dans un lit d’auberge, je songe encore que le sein d’un homme adoré est le seul oreiller qui reposerait à la fois l’âme et le corps…
C’est de vous que je rêve quand je m’éveille trempée de sueur, vous que j’appelle quand la nature sublime chante des hymnes passionnés, et que l’air des montagnes entre dans mes pores par mille aiguillons de désir et d’enthousiasme.
Georges Sand (1804-1876)
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septembre 28, 2007 par danidepraha
Je suis très émue de vous dire que j’ai
bien compris l’autre soir que vous aviez
toujours une envie folle de me faire
danser. Je garde le souvenir de votre
baiser et je voudrais bien que ce soit
là une preuve que je puisse être aimée
par vous. Je suis prête à vous montrer mon
affection toute désintéressée et sans cal-
cul, et si vous voulez me voir aussi
vous dévoiler sans artifice mon âme
toute nue, venez me faire une visite.
Nous causerons en amis, franchement.
Je vous prouverai que je suis la femme
sincère, capable de vous offrir l’affection
la plus profonde comme la plus étroite
amitié, en un mot la meilleure preuve
que vous puissiez rêver, puisque votre
âme est libre. Pensez que la solitude où j’ha-
bite est bien longue, bien dure et souvent
difficile. Ainsi en y songeant j’ai l’âme
grosse. Accourez donc vite et venez me la
faire oublier par l’amour où je veux me
mettre.
Georges Sand (1804-1876)
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septembre 28, 2007 par danidepraha
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Ton con suave, ton con rose,
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Sous une forêt de poils blonds,
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Doux, frisés, parfumés et long,
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A l’air d’une lèvre mi-close,
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Lèvre excitant les appétits
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De ma lèvre très curieuse,
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D’où tant de baisers sont partis …
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Car ma chère, les imbéciles
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Auront beau dire ; quand on a,
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Sur la fille qu’on enconna,
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Fait sonner ses couilles dociles,
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A moins d’être bourgeois épais
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Dont la nuque indécente arbore
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Un de ces fameux toupets
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Aux crins roses comme l’Aurore
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Il faut quand le champ se va clore,
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Déposer le baiser de la paix.
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Albert Glatiny (1839-1873)
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